Martre
Martre

Identification

  • Nom scientifique : Martes martes
  • Silhouette : le corps de la martre est allongé, sa queue longue et touffue, sa tête triangulaire. Ses pattes sont assez longues aux plantes des pieds très velues. Son corps long et étroit lui permet de se faufiler facilement dans les broussailles et ses empreintes peuvent ressembler à celle d'un lièvre ou d'un renard.
  • Pelage : Il est brun, à l’exception d’une « bavette » jaunâtre sur la gorge qui s'avance entre les pattes.

 

Habitat

La martre fréquente les forêts de conifères et évite les milieux ouverts et la proximité des habitations humaines. En montagne, elle est visible jusqu’à 1 800 m d’altitude environ. La martre gîte dans les trous d’arbres, les vieux nids d’oiseaux ou des buissons. Elle fréquente aussi les falaises et autres lieux rocheux.

 

Comportement

La martre est assez farouche ; son activité est plutôt diurne et crépusculaire. Elle vit en solitaire. Comme l’écureuil, la martre grimpe très bien aux arbres et saute agilement de branche en branche. Au sol, elle se déplace en sautillant, avec le dos bombé. Quand elle chasse, elle zigzague. Pour un autre déplacement, elle va directement d'un arbre à un autre arbre en s'arrêtant à chaque arbre.

 

Régime alimentaire

De par sa nourriture, à 70 % frugivore néanmoins, la martre est l’ennemie héréditaire de l’écureuil. Elle se nourrit aussi de petits rongeurs et d’oiseaux.

 

Reproduction

Le rut a lieu en juillet et août. L’implantation est différée et les naissances se font en avril et mai après une gestation de 28 à 30 jours. La portée annuelle comporte 3 petits. Ils sortent du gîte à 2 mois environ, deviennent indépendants à 6 mois. Le sevrage se fait entre 8 et 10 semaines. Seule la femelle s'occupe des petits.

 

Longévité moyenne

La martre vit environ 3 à 4 ans.

 

Préservation

Très recherchée autrefois pour la qualité de sa fourrure, la martre a fortement régressé au fil des siècles. Aujourd’hui, en France, elle est présente dans de nombreuses régions dont les Pyrénées, mais demeure menacée (dérangements essentiellement dus aux activités touristiques en forêt et au piégeage argumenté du fait de sa prédation sur le grand tétras).

Imprimer

Sous navigation