Gypaète barbu pris de dessous en plein vol, permettant de voir son pelage ventral fauve et ses ailes sombres©J.Estèbe
Gypaète barbu pris de dessous en plein vol, permettant de voir son pelage ventral fauve et ses ailes sombres©J.Estèbe

Identification

  • Nom scientifique : Gypaetus barbatus
  • Plumage : blanc crème parfois teinté de roux orangé sur sa tête, son cou et sa gorge. D’autres petites plumes noires encadrent un bec puissant et recourbé, crochu à l’extrémité. Vers le bas, elles se prolongent en une sorte de barbiche, d’où son nom de Gypaète barbu. Ses épaules et ses ailes sont formées d’un plumage ardoisé, les plumes étant ornées chacune d’une raie blanche. Le Gypaète barbu arbore un plumage ventral d’un beau rouille orangé.

Ses yeux sont colorés de trois cercles, un noir, un jaune et un rouge.

  • Poids : 3 à 6,5 kg
  • Envergure : 260 à 300 cm

 

Habitat

Le Gypaète barbu niche en haute montagne, de préférence dans les falaises et les parois rocheuses, entre 700 et 2 300 m d’altitude.
 

Comportement

Totalement inoffensif, le Gypaète barbu contribue à l’élimination des carcasses en montagne. Il assure ainsi une fonction sanitaire dans la nature.
 

Régime alimentaire

Le Gypaète barbu est ostéophage (il se nourrit d’os). Il doit son surnom de "casseur d’os" à cette particularité. En effet, sa nourriture est composée à 80% d’os, de pattes, de tendons et de ligaments d’isards, de brebis et autres animaux qu’il ingère grâce à un gosier élastique. La technique de cassage des os est très particulière : il utilise certains pierriers au-dessus desquels il laisse tomber l’os qu’il a transporté dans ses serres. Il recommence autant de fois que nécessaire, parfois jusqu’à vingt fois de suite.

 

Reproduction

Le cycle de reproduction du Gypaète barbu est le plus long de tous les rapaces européens : 9 mois pour élever un seul jeune qui s’envole vers la mi-juillet.
 

Préservation

Le Gypaète barbu est le rapace le plus grand et le plus rare d’Europe. En France, il est présent dans les Pyrénées, en Corse et a été réintroduit avec succès dans les Alpes. En 2013, 36 couples ont été recensés pour les Pyrénées, versant français, dont 1 4 dans le Parc national des Pyrénées. Menacé de disparition, le Gypaète barbu fait l’objet d’un suivi scientifique important.

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